Les défauts.




Je ne sais pas prendre le temps de faire bien les choses, je suis frileuse, impulsive, je chante faux mais je chante quand même, je n'aime pas les enfants, je suis têtue, manichéenne, quand je n'aime pas quelqu'un je ne fais pas d'efforts pour être agréable, je suis complexée, je ne sais pas choisir, quand je suis malade je râle et je me plains mais je ne me soigne pas pour autant, je suis nerveuse, je n'aime pas avoir tors, au lycée je séchais les cours de sport, au collège aussi, je ne suis pas patiente, ni sure de moi, je suis vulgaire, j'ai un rire pitoyable, je me ronge les ongles, je ne sais pas faire confiance quand je suis en couple, j'ai encore un doudou qui est tout le temps avec moi, en voiture j'engueule tout le monde même si je suis fautive, j'ai peur des fourmis, je suis parano, jalouse, irritable et très exigeante avec les gens et avec moi.

Et si vous ne m'aimez pas, je m'en fou un peu. 
 

My Summer of Love - Film


Un très beau film que j'ai récemment découvert, c'est un film britannique qui est sortit en 2004. C'est une histoire d'amitié qui va se transformer en amour, une histoire d'un été entre deux filles de 16 ans, Mona et Tamsin. Mona c'est la rousse, qui cumule les histoires sans lendemain avec des garçons, elle vit avec son grand frère qui à décidé de devenir hyper croyant, et qui dit partout que Dieu l'a sauvé mais qui reste assez louche et très violent. Tamsin, elle, elle vient dans ce village pour les vacances d'été, c'est une fille de bonne famille, un peu sombre et rebelle, elle est à la fois menteuse et sincère, elle fascine Mona et va la sortir de sa vie monotone.

Leur histoire va devenir très forte. Trop forte.


 








Quand la douceur de l'absinthe se fait violence.


J’en fais ce que je veux de la langue française, même si ça n’a pas de sens. Surtout si ça n’a pas de sens.
J’emmerde le sens.


J’ai un certain faible pour les fenêtres cassées, les meubles rongés par les mites et le temps, les murs écroulés.
Je me sens bien dans le vieux, le détruit. Toutes ces choses qui ont perdues leur utilité première mais qui, par conséquent, en sont dotées de souvenirs inconnus, d’une merveilleuse force.


A tous ces gens croisés au « hasard »  d’une rue, d’un métro, d’un bar. Que font-ils là ? Que leur a fait la vie ?
Aux épreuves qui leur ont données ce truc en plus dans le regard, l’attitude ou les gestes.
A tous ces gens, quelles sont leurs histoires ?

Apparences.


« Ma sirène électrique,
Passons par-dessus bord,
Dans l’océan magique
Allons-nous noyer encore. »
Lofofora


Nous ne sommes pas des enfants de la ville. On à l’impression d’être plus grands, plus « libres », mais il n’en est rien. Chacun de notre côté on à perdu une partie de la flamme qui nous animait. Je n’ai pas envie d’être grande, nous étions plus libres sur notre toit de la rue Victor Hugo à courir sur les tuiles en floutant nos cerveaux à grand coup de boissons alcoolisées et de cigarettes magiques. Vous ne voyez pas qu’ici c’est trop faux pour nous ? Ouvrez les yeux je vous en pris… Cette vie là ne nous ressemble pas.

La décadence en toc que nous pouvons rencontrer près des berges est pitoyable, salement risible.
Jeunesse toulousaine de mon cul… Il n’y en a que pour les apparences.
Vivez un peu, vivez pour de vrai.

Années 60.





















Aime moi si t'es cap.

J’ai des images, vraiment des tas d’images. C’est dur de les retranscrire sur une feuille avec juste des mots. Pourtant des mots, même si c’est insignifiant, ça peut faire de grandes choses. Ça peut faire rire, pleurer, ça peut faire rêver. Et moi c’est ce que je veux, du rêve.

J’aimerais pouvoir mettre sur pellicule ce que je vois, mais ce sont des moments inventés, comme si je créais de toutes pièce un film, en plein cœur de mon encéphale, dont nous sommes, toutes les deux, les protagonistes.

Si tu tombes, je tombe, tout comme si tu meurs je meurs. Et vice versa. On se retrouvera dans le monde suivant de toute façon, alors il ne faut pas avoir peur. N’ais jamais peur et je n’aurais jamais à avoir peur.

La jeune fille du métro.

Elle ressemblait à une indienne blanche, dans la démesure du blanc, sa peau diaphane laissait apparaitre des veines d’un bleu doux qui donnaient à son corps une apparence magique et glaciale. Ses cheveux noirs faisaient encore plus ressortir sa pâleur, la rendant presque irréelle. Elle avait pour habitude de les lier sur un côté, d’une manière joliment négligée et de coincer une plume dans l’élastique. Comme fait exprès et pour ne pas dépareiller avec le reste, ses yeux étaient aussi foncés que ses cheveux, il n’y avait pas une once de couleur, ni marron, ni bleu, ni vert, juste noir, à ne pas en voir la pupille. Ils me faisaient penser à un orage, la nuit, sans couleur mais emplis de sentiments. Elle ne regardait personne, ses yeux s’étaient perdus sur le sol, elle était comme vidée, pantin inanimé plongé dans une solitude terrible. Il n’y avait plus d’espoir dans son regard, juste une ignoble fatalité. La vingtaine, plus de rêves, aucune haine, seulement un abandon. Je l’ai regardé longtemps, assise dans ce métro, à examiner le vide, elle ne m’avait pas vue entrer dans le wagon et je n’avais pas cherché à lui signaler ma présence, avant, je voulais l’observer. Détailler son être entier, comme le photographe muet face à la puissante élégance du fauve dont il doit faire un portrait, rester dans l’ombre, les sens en éveil pour apprécier la beauté pure. Simplement vêtue d’un débardeur blanc et d’un vieux jean, sans maquillage, ni aucuns bijoux, une intruse au milieu de la jeunesse urbaine, parée d’accessoires clinquants. En la regardant dans ce métro, je n’ai pas pu m’empêcher de penser qu’elle était la touche d’innocence dans un tableau de décadence.

Camion abandonné.








Que nos vies aient l'air d'un film parfait.


En bas, le concierge dormait, j’ai traversé le hall, en courant, mon cœur tambourinait contre ma poitrine. Il pleuvait dehors, on n’y voyait rien. Tu t’en prenais à mon frère, comment tu pouvais faire ça…
Il était par terre, du sang coulait sur son visage, je lui ai hurlé de rentrer, péniblement, il s’est levé, pour boitiller jusqu’à la lumière et disparaitre dans l’immeuble. Toi, tu ne t’occupais plus de lui, tu me fixais en avançant, doucement, l’air menaçant, la démarche masculine. Brusquement tu t’es rué sur moi et m’as jeté à terre, tu m’as frappé, toute ta haine passait sur moi, mais j’ai réussis à me relever. Je savais que je ne pouvais rien faire contre toi, je n’avais pas ta force, je n’avais pas grandis dans la rue à me battre tous les jours. Je me suis mise à courir le long d’une rue sombre, plus je m’enfonçais plus il faisait noir, bientôt seule la lune nous éclairait, je courais, tu me suivais. Finalement, tu m’as rattrapé et plaqué contre un vieux mur de pierre humide. La pluie glissait sur nous, j’attendais que tu me frappes, mes cheveux étaient trempés, les tiens aussi. Il me semblait que ce moment durait une éternité, tu me regardais dans les yeux, m’obligeant à soutenir ton regard, d’une main tu tenais fermement mon poignet gauche au dessus de ma tête, de l’autre mon cou. J’avais le bras droit libre mais je ne me débattais pas pour autant, je restais là, dans tes yeux, je te haïssais. Tu as ensuite relâché légèrement ton étreinte au niveau de mon cou, mais mon poignet restait prisonnier de ta main. Jamais je n’ai vu un air aussi mauvais que le tien. J’aurais pu te demander de me frapper tellement le temps me paraissait long, coincé dans tes yeux. J’ai essayé de dégager mon bras. Tu le plaquas violemment contre le mur et m’embrassa. Un frisson me parcourut mais je ne t’ai pas repoussé. Tu reculas brusquement et baissa les yeux, je me suis approché pour de ma main, relever ton visage, tu n’avais plus le même regard, il n’y avait plus de colère, c’était peut être même de la peur, je ne connaissais pas ce sentiment sur toi, il y avait sûrement aussi de la honte. Timidement j’ai caressé ta joue, je savais qu’il y avait quelques choses dans les regards haineux que l’ont s’échangeait au lycée, je savais qu’il y avait autre chose que du dégout pour que nos yeux se croisent si fréquemment, je le savais mais n’osais pas l’admettre. Même si il pleuvait, je vis une larme couler le long de ta joue. Tu m’embrassas à nouveau, c’était un baiser à la fois passionné et froid, plus long que le premier, tu me serras dans tes bras et je te rendis ton baiser, ta tête entre mes mains, les tiennes sur mes hanches. J’aurais voulu que ça ne s’arrête pas. Mais tu es partie en courant, sans prévenir, me laissant seule sous la pluie. Je t’ai regardé t’éloigner, je ne savais pas quoi penser, je tremblais. Un orage retentit, je me suis laissé tomber sur le trottoir pour regarder la pluie marteler le bitume, pendant une heure, ou deux.
Tu m’as ensuite évité pendant près de deux mois au lycée, ton comportement empirait, tu étais de plus en plus violente avec les autres. Tu t’étais faite renvoyer trois fois, mais tu continuais, tu t’enfonçais dans ta haine envers les autres, au fond tu cachais une immense souffrance, je le savais, je l’avais vu, cette nuit d’orage. Mais pendant ces deux mois, tu ne m’avais pas regardé, pas une fois. J’aurais préféré tes coups à ton ignorance.
Un soir, tu m’as attendu devant l’immeuble de mon appartement, une nuit aussi noire que la dernière fois, mon frère était déjà rentré, tu m’as prise par la main pour m’entraîner vers l’endroit de le plus sombre de la rue. On s’embrassa. Longtemps. C’était violent et doux, tes mains dansaient sur moi. Tu semblais vouloir me posséder, je voulais être à toi. Je resserrai mon étreinte, tes mains brûlantes remontaient le long de mon dos. J’embrassais une fille et c’était le baiser le plus enivrant de toute ma vie. Es ce que j’étais un monstre ?
Au lycée tu continuais à m’ignorer, tu ne me donnais pas d’explications, je ne savais pas où on en était, où on allait ni ce qu’on faisait. Nos rendez vous dans ma rue ce son multipliés, tu restais muette, tes regards et tes baisers, c’est tout ce à quoi j’avais droit. Et je m’en contentais, cela me suffisait.

"Mon ange..."

Ta voix, elle me semble tellement lointaine aujourd’hui. Ce n’est plus qu’un écho du passé, quelques notes fanées. Tes mains, je ne les sens plus, ton odeur, elle a disparue. Tu n’es pas mon présent et j’ai compris depuis quelques années que tu ne serais plus mon futur. C’était l’Amitié, celle pas comme les autres, la différente. Tu as signé avec moi, quand j’aime, c’est pour la vie. Et pourtant chaque jour une part de toi s’envole, j’essais de la rattraper, en vain. Tu deviens peu à peu un souvenir. Tout à une fin, même nous, mais sache que jamais je ne t’oublierais complètement. Tu as laissé une marque indélébile en ton ange, quelque chose d’invisible mais à jamais gravé, comme un tatouage intérieur. Tu ne le sais pas, je pleure encore quand je pense à nous. Merci de m’avoir sauvé, merci de m’avoir détruite. Je ne suis plus l’ange de personne et nous ne sommes plus dans notre paradis.

C’est la nostalgie des jours trop vites enfuis.

Dépendance.


Adossée contre un mur miteux dans une ruelle sombre, je fini de vomir le surplus d’absinthe présent dans mon organisme. L’acide qui remonte le long de ma gorge me brule horriblement à l’intérieur, et comme à chaque abus, cette forte impression de vivre le dernier jour de sa vie. L’alcool est une drogue et l’absinthe est une drogue, à part entière. Je la place ailleurs, sur un piédestal, la crème des crèmes. La drogue des drogues. J’ai eu des amants, oui, j’ai péché avec l’opium, la coke, les champis et d’autres amis déjantés. Mais aucun d’eux n’a su provoquer à la fois désir, passion, fascination et addiction en moi. Le vert profond de ce doux poison me rend folle, dans tous les sens du terme.