Dépendance.


Adossée contre un mur miteux dans une ruelle sombre, je fini de vomir le surplus d’absinthe présent dans mon organisme. L’acide qui remonte le long de ma gorge me brule horriblement à l’intérieur, et comme à chaque abus, cette forte impression de vivre le dernier jour de sa vie. L’alcool est une drogue et l’absinthe est une drogue, à part entière. Je la place ailleurs, sur un piédestal, la crème des crèmes. La drogue des drogues. J’ai eu des amants, oui, j’ai péché avec l’opium, la coke, les champis et d’autres amis déjantés. Mais aucun d’eux n’a su provoquer à la fois désir, passion, fascination et addiction en moi. Le vert profond de ce doux poison me rend folle, dans tous les sens du terme.

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